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Stéphanie Andrieu et Arnaud Mine, co-fondateurs d’Urbasolar, sont aussi ensemble dans la vie. Les deux entrepreneurs se sont prêtés au questions/réponses des Echos Entrepreneurs.

Arnaud Mine et Stéphanie Andrieu forment un binôme inséparable.« Nous nous sommes rencontrés dans le monde professionnel, rembobine Arnaud Mine. En 1999, j’avais une entreprise dans le solaire, Apex, que j’ai revendu à BP. Stéphanie, elle, travaillait chez EY et est devenue DG d’Apex BP Solar. Nous avons refusé de licencier quand on nous l’a demandé, et nous sommes partis fonder Urbasolar en 2006. »

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La PME spécialisée dans les installations photovoltaïques emploie aujourd’hui une centaine de personnes et réalise 75 millions d’euros de chiffre d’affaires. Et le duo d’entrepreneurs est aussi devenue un tandem dans la vie. Les risques inhérents à entreprendre en couple, notamment financiers ? « On ne s’est même pas posé la question, coupe Stéphanie Andrieu. C’était d’une évidence absolue. Arnaud est un entrepreneur né et j’étais prête, j’ai une grande confiance dans ma capacité à rebondir. »

Pour Les Echos Entrepreneurs, les co-fondateurs ont accepté se prêter, chacun leur tour, au jeu des questions/réponses sur le thème de l’entrepreneuriat en couple. Alors, quel est le plus grand défaut de l’autre ? Et comment régler les différends ?

Quels sont les avantages à entreprendre en couple ?

Stéphanie Andrieu : Le grand avantage, c’est que nous pouvons partager les temps forts. Les bons comme les plus difficiles. Même si nous avons surtout eu des bons moments, dans les difficultés nous étions deux, et ça rend les choses plus faciles. Le process est aussi beaucoup plus rapide : nous bossons tout le temps. Il y a des moments de détentes bien sûr, mais nous sommes en réflexion permanente.

Il faut dire que nous formons un tandem complémentaire, qui s’est d’abord forgé professionnellement. Nous voyons les choses sous des angles différents mais nous sommes en phase sur les conclusions. On sait où il faut aller.

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Arnaud Mine : Nous avons une très grande complicité et une vraie complémentarité. Stéphanie a une formation Sup de co, elle est passée par EY. Au départ, elle a une compétence pour la finance et la structuration des entreprises. Elle est très méthodique. Moi j’ai une formation d’ingénieur, je suis dans le marché du photovoltaïque depuis 1983, je maîtrise ses enjeux, ses acteurs.

Elle est organisée, moi plus prospectif – j’aime bien ne pas me laisser enfermer dans des règles, penser différemment. Nous nous complétons. Souvent, les mêmes sujets nous traînent dans la tête. Et surtout, il n’y a pas de jeu d’acteurs entre nous.

Comment vous répartissez-vous les tâches ?

S.A. : Nous sommes tous les deux sur le développement commercial du groupe et sur le positionnement sur de nouveaux marchés, mais compte tenu de nos formations initiales, Arnaud traite les problématiques plus techniques et moi les sujets financiers. On n’a pas le temps de traiter ensemble toutes les questions, mais nous sommes en tandem sur les sujets épineux, ou les sujets à gros enjeux.

A.M. : On se répartit les différents sujets plutôt techniques chez moi, plutôt financiers chez Stéphanie, mais nous traitons aussi bien l’un que l’autre les sujets commerciaux et de développement de projets. Nous discutons de tout, et l’œil de l’un enrichit l’autre. Quand nous travaillions chez BP, un consultant a voulu délimiter les frontières entre nous, répartir précisément les tâches. Ça n’a pas marché…

Article original sur businesslesechos.fr
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